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Barkhane - L’A400M Atlas au cœur de la réarticulation

28/04/2022

À la suite des annonces du 17 février 2022 du président de la République française, Emmanuel Macron, la force Barkhane a débuté la réarticulation de son dispositif hors du Mali.

Dans ce cadre, des moyens terrestres et aériens sont engagés pour permettre le retrait des forces françaises, en bon ordre et en sécurité.

Dans ce contexte de réarticulation, le groupe de transport opérationnel de la base aérienne projeté (BAP) de Niamey est ponctuellement renforcé par des A400M Atlas de la base aérienne 123 d’Orléans. Le renfort par cet aéronef permet de compléter l’éventail des moyens aériens de la BAP et de disposer d’un avion à capacité d’emport de 36 tonnes de charge utile et au très grand volume de chargement.

L'appareil propose une charge utile de 36 tonnes au total.

Durant près de deux semaines par mois, les équipages de l’A400M Atlas ont assuré le transfert de matériels sensibles de Gossi et de Ménaka, arrivés préalablement sur la plateforme opérationnelle désert (PfOD) de Gao par convois terrestres, grâce à des ponts aériens quotidiens réalisés entre Gao, Abidjan (Côte d’Ivoire) ou Niamey (Niger).

Aperçu d'intérieur de la soute.

En complément des convois terrestres, l’engagement de cet aéronef de nouvelle génération constitue un réel atout pour les opérations de réarticulation. Depuis les annonces du président de la République, plus de 200 tonnes de fret ont été transportées par A400M, dans le cadre de la réarticulation de la force Barkhane hors du Mali.

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la Bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 4 600 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace.

 

© Etat-major des armées